L’importance cruciale du balisage des sentiers
En Brabant wallon, l’entretien et le balisage des chemins et sentiers sont souvent l’œuvre de bénévoles passionnés. À Genappe, l’association « Chemins 141 » joue un rôle essentiel en plaçant de nouveaux panneaux de signalisation. Cette démarche est cruciale pour préserver l’existence même de ces voies de communication.
« Chemins 141 » : des bénévoles au cœur de l’action
Colette Wibo, responsable de l’asbl, et son mari Ghislain sillonnent les huit villages de la commune de Genappe pour installer une nouvelle série de panneaux à l’entrée des sentiers et chemins. « Les poteaux sont installés par la commune, qui nous fournit les panneaux vierges. Nous, on s’occupe de la gravure et de l’installation », explique Ghislain, visseuse à la main.
Un partenariat essentiel avec la commune
La commune de Genappe consacre chaque année un budget de 25.000 euros pour la réhabilitation, le balisage et l’entretien de ces chemins et sentiers. Les services communaux assurent l’entretien régulier, mais la surveillance de leur état revient aux bénévoles. « Ce sont les moteurs de toute la dynamique de préservation des sentiers. On a la chance d’avoir une commission communale des sentiers, composée d’élus et de bénévoles, qui existe depuis près de 20 ans », souligne l’échevin Benoit Huts, en charge de cette compétence.
Un sentier non fréquenté est un sentier menacé
Sans balisage adéquat, les sentiers risquent de disparaître. « Par exemple, le sentier où nous nous trouvons existe, mais il était difficile à pratiquer parce qu’il n’y avait pas de petit pont sur le ruisseau. Plus haut, on arrive sur un champ. Et les agriculteurs ne sont pas toujours contents qu’on traverse leur culture », explique Colette Wibo. Or, la loi vicinale confirme le droit de passage sur ces sentiers considérés comme des voiries communales officielles.
Encourager la fréquentation pour la survie des sentiers
Ces panneaux, validés par la commune, ont également pour but de rassurer le promeneur, de lui confirmer qu’il est en droit d’emprunter ces chemins. Et si le chemin est emprunté, il a plus de chances de survivre. « Un sentier, s’il n’est pas fréquenté, les orties et les herbes folles poussent. S’il s’embroussaille, on ne veut plus s’y promener », constate Colette Wibo. « C’est ainsi qu’on perd des chemins utiles, souvent utilitaires, et tout ce patrimoine magnifique dans une commune rurale comme celle-ci ».

