Un malaise persistant depuis quatre décennies
Pourquoi les enseignants belges francophones font-ils grève depuis 40 ans, et souvent pour les mêmes raisons ? La presse s’interroge, établissant un parallèle avec les COP, où l’on semble se contenter de minimiser les pertes. Le quotidien *Le Soir* affirme que le malaise dans l’enseignement dure depuis les années 80, une période où des questions cruciales sont restées sans réponse.
Le statut de l’enseignant en question
Le statut de l’enseignant, et plus largement du pédagogue, au sein de la société est pointé du doigt. Son prestige social s’est érodé, une évolution à laquelle élèves, parents, et la classe politique ont contribué, selon *Le Soir*. Les conditions de travail se sont dégradées, la charge s’est alourdie avec les réformes, et une vision claire du rôle de l’école dans la société fait défaut.
Quelle mission pour l’école ?
L’école doit-elle former de futurs étudiants, des travailleurs productifs, ou des citoyens dotés d’un esprit critique ? Doit-elle tenter de concilier ces trois objectifs ? *Le Soir* se demande si, en voulant tout faire, l’école n’a pas fini par échouer à remplir chacune de ces missions. L’institution, autrefois un lieu de transmission des savoirs, est devenue un réceptacle des tensions sociales, sans être préparée ni dotée des moyens nécessaires.
La question salariale au cœur du débat
*La Dernière Heure* aborde la question sous un angle plus pragmatique. Qui accepterait de travailler deux heures de plus par semaine sans compensation salariale ? Pour un enseignant, cela représente cinq semaines de travail supplémentaires par an. Dans un contexte de dévalorisation de la profession, une telle proposition ne fait qu’attiser la colère.
Appel à la concertation et recentrage sur les élèves
*La Dernière Heure* plaide pour une concertation entre les représentants des enseignants et les autorités, estimant qu’un bras de fer stérile ne profiterait à personne. La ministre de l’enseignement, Valérie Glatigny, met l’accent sur la nécessité de recentrer le débat sur l’intérêt supérieur des élèves.
Un parallèle inquiétant avec les COP
La presse établit un parallèle sombre avec les COP, où l’on espère désormais limiter les dégâts plutôt que d’attendre des avancées significatives. Cette comparaison souligne l’urgence d’une action concertée pour éviter une dégradation continue de l’enseignement.

